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Les secrets d'une belle et longue vie.

La prière dans l'enceinte des deux mosquées sacrées

Extrait tiré du livre d'Ibn Ibrâhîm al-Nu'aym intitulé "Les secrets d'une belle et longue vie". Préface de cheikh Sâlih al-Sadlân.

Nombreux sont ceux qui connaissent le mérite de la prière dans l'enceinte des deux mosquées sacrées, mais ce mérite a une signification particulière en rapport à notre thème. Une unité de prière [en arabe: Rak'a] dans la Mosquée sacrée de La Mecque en vaut cent mille ailleurs.

Jabîr Ibn Abdallah (qu'Allah soit satisfait de lui) rapporte que le Messager d'Allah (Que la paix et bénédiction d'Allah soient sur lui) a dit:

Une prière dans ma mosquée que voici est meilleure que mille prières dans toute autre mosquée, à l'exception de la Mosquée Sacrée: une prière dans la Mosquée sacrée est meilleure que cent mille prières ailleurs (1)

Ami lecteur, même si tu pratiquais réguliairement de manière assidue toutes les prières surérogatoires chez toi -à savoir douze unités [en arabe: Rak'a] quotidiennement- les Rak'a seraient au nombre de 4320 par an (12 Rak'a x 360 jours = 4320). Quant aux deux Rak'a accomplies dans la Mosquée sacrée, elles valent, par la grâce d'Allah, 200 000 Rak'a. Si tu désires obtenir la récompense de 200 000 Rak'a en effectuant les prières surérogatoires chez toi, il faudrait une période de 46 ans et 3 mois environ durant laquelle chaque jour toutes ces prières surérogatoires seraient accomplies (200 000 divisé par 4320 = 46,30). Les deux Rak'a effectuées à La Mecque ne nécessite que quelques minutes en octroyant une récompense dont il faudrait, ailleurs, 46 ans pour l'obtenir.

Mais si tu pries dix Rak'a à la Mecque, qui ne requièrent guère plus de vingt minutes, il te sera inscrit, avec la permission d'Allah (l'Exalté), la récompense d'un million de Rak'a. Il faudrait, chez soi, environ 231,5 ans (46,3 multiplié par 5 = 231,5) en supposant que toutes les prières surérogatoires soient accomplies. Voici un don énorme de la part d'Allah dont peu parmi ceux qui se rendent en Terre sacrée profitent. C'est pourquoi nous devons tirer avantage de ce mérite en nous rendant dans ces lieux plûtôt que de voyager pour faire du tourisme dans quelque pays que ce soit.

Une autre négligence au niveau de ce bienfait remarquée chez les Musulmans est que s'ils se rendent à La Mecque ou à Médine, ils n'accomplissent que les prières obligatoires et très peu de prières surérogatoires. Ils passent le plus plus clair de leur temps dans les magasins, prétextant vouloir acheter des cadeaux pour leurs proches et leurs amis. Ils ne se rendent pas compte qu'ils laissent passer la chance de prolonger techniquement leur vie grâce à ce temps gagné en priant.(2)

Notes

  • 1 Rapporté par Ahmad t.23 p.246, Ibn Mâjah t.1 p.248, authentifié par al-Suyûti dans al-Saghîr n°5106 et al-Albani sans Sahîh al-Jâmî n°3838.
  • 2 Concerant le prolongement de la vie suite aux oeuvres pieuses, certains oulémas affirment qu'elle s'illustre dans la bénédiction au moment où d'autres pensent qu'elle est concrète.